Ma dernière bonne lecture « Brûle ta cravate et danse » de Leen Zevenbergen

Comme certains le savent… Ma dulcinée a lancé  une marque de chemises qui se portent sans cravates, même au bureau.

Alors évidemment quand je suis tombé sur ce livre, je n’ai pas pu résister!

Brûle ta cravate et danse : Révolutionnez votre carrière, réinventez votre job,

 

Je dois avouer que je n’avais jamais entendu parlé de l’auteur. Il faut dire que pour un français, le nom de l’auteur n’est pas franchement le plus facile à mémoriser.

Par contre, maintenant je m’en souviendrai bien, car ce bouquin regorge d’idées managériales. Des idées qui bousculent, des idées pertinentes, des inspirations, des citations, des pistes à suivre, etc.

J’ai vraiment bien aimé ce condensé de bonnes idées pour introduire ou ré-introduire le fun dans l’entreprise. L’auteur y présente une vision de l’entreprise radicalement différente et fondamentalement à contre-courant.

Toutes les idées proposées sont organisées autour de 4 grandes parties qui s’appellent : Jouer, Se lancer, Pétiller, Inspirer. Tout un programme… Et en tous cas un programme bien différent de ce que l’on trouve dans les ouvrages de management traditionnels. Par certains aspects, cet ouvrage peut aussi être considéré comme un livre de développement personnel puisqu’il traite souvent du plaisir au travail, de la joie d’entreprendre et autres  mantras mobilisateurs.

Comme d’habitude, je vous livre ici quelques points qui m’ont particulièrement interpellés ou séduits. Il s’agit juste de quelques extraits piochées parmi les 220 pages de ce bel ouvrage. Et oui, en plus du fond, la forme est très sympa avec des illustrations « Zen » à chaque page.

Quelques idées parmi d’autres :

  • Jouer avec les idées , c’est ce que nous devrions faire bien plus souvent.  Pourtant, les idées les plus folles sont souvent qualifiées d’idiotes. Et pourtant, qu’est-ce qu’une idée idiote? Et si cela voulait dire « idée brillante à laquelle personne n’avait jamais pensé auparavant? »

  • Dans la plupart des entreprises, les managers ont les mains liées par une quantité de règles pleine de bonnes intentions. Des règles destinées à éviter que des escrocs disparaissent avec l’argent des actionnaires. Mais en plus d’être inefficaces (nous en avons eu la confirmation éclatante avec la Société Générale), ces règles donnent à tort l’impression qu’aucune dérive n’est possible tout en limitant radicalement la liberté d’action des managers – déjà peu entreprenants – en matière d’innovation.

  • Pour faire véritablement renaître l’innovation, plusieurs déclencheurs sont nécessaires. Il faut une vision, un rêve, une ambition. Il faut aussi une liberté d’échouer, ce qui implique de renoncer à un certain contrôle.

  • J’ai été surpris de m’entendre dire un jour que le mot « opportunisme » avait une connotation négative. J’avais toujours cru que saisir des « opportunités », saisir la chance qui passe, était une grande qualité. Un entrepreneur est quelqu’un qui voit des opportunités.

  • Le client est prioritaire. Toujours. Tou-jours. C’est plus facile à dire qu’à faire. Tant de choses primordiales telles que les réorganisations, les réunions de travail, les consultations, les séminaires résidentiels, etc. nous empêchent de rencontrer les clients. Tout cela est tellement plus important que le client qui nous permet de gagner notre vie. La règle d’or : L’extérieur passe toujours avant l’intérieur. On a toujours du temps pour le client. Non, pas demain. Maintenant. Où se situe le nœud du problème ? C’est bien souvent au sommet, du côté du management, qui devrait pourtant jouer un rôle d’exemple.

  • Ce qui m’étonne, c’est que les entreprises confrontées à une stagnation du chiffre d’affaires ne fassent pas davantage appel aux entrepreneurs pour assurer leur croissance. Il est très rare qu’elles recrutent des entrepreneurs et qu’elles en tirent profit en les installant dans un environnement distinct de l’entreprise, tant sur le plan physique que sur le plan organisationnel. Pourtant les entreprises confrontées à des marchés stagnants ne manquent pas… Elles essaient de dissimuler la situation, en optimisant la gestion des coûts, ce qui maintient le niveau des bénéfices. Mais elles n’osent pas prendre des risques, même limités, à leur propre périphérie. Ou alors, elles confient leurs initiatives nouvelles, censées générer du chiffre d’affaire supplémentaire, à des managers disponibles à ce moment. Et qui se trouvent disponibles, bien souvent, faute d’être les meilleurs. Rares sont les entreprises qui osent confier à leurs meilleurs éléments le projets les plus risqués. Ce n’est pas pour rien que je place ces projets de croissance à la périphérie de l’organisation. Vraiment à côté. Voire carrément à l’extérieur, ce qui est encore la solution la plus sûre. A condition bien sûr que la maison mère accepte d’être cannibalisée. Dans cette course au chiffre d’affaire, tous les coups doivent être permis.

  • .A terme, les managers obnubilés par l’argent et les procédures, capables de présenter un bénéfice en hausse malgré un chiffre d’affaire en baisse, sont de véritables catastrophes pour l’entreprise.

  • Si vous vous fixez comme objectif de prendre un maximum de plaisir au travail, votre performance ne pourra que s’améliorer. Le plaisir au travail résulte des défis que vous vous fixez, et de la satisfaction que vous donne la réalisation de vos objectifs, que ce soit à titre individuel ou avec vos collègues.

  • Quiconque assimile le bonheur au succès (richesse, grandeur et puissance) n’aura jamais assez de succès pour connaître le bonheur (l’auteur cite Kets de Vries)

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  • Le fait de ressentir ou non du plaisir, n’est il pas au bout du compte, votre propre responsabilité? En tout cas, la responsabilité n’en incombe pas à l’organisation qui vous emploie. Je n’insisterai jamais assez sur ce point: chacun est responsable, toujours, du plaisir qu’il ressent à son travail Parce que si ce travail ne lui convient pas, il lui appartient de réagir. De faire revenir le fun, d’aller travailler ailleurs, de fixer ses propres objectifs.

  • J’ai aussi établi une nouvelle règle, à savoir l’interdiction d’importuner qui que ce soit le vendredi après midi avec un message désagréable ou une mauvaise nouvelle, que ce soit par courriel ou par texto. Cela ne sert qu’à saboter le WE du destinataire.

  • Connaissez vous quelqu’un qui, au cours d’un entretien d’embauche, s’est vu demander quels étaient ses rêves? A quoi bon ? Nous préférons parler de CV, de compétences et d’expériences, pour voir si notre profil correspond à celui de l’emploi vacant. Mais parle de rêves? Ah non, ça ne cadre pas.  Alors que nous savons qu’une entreprise se compose de dizaines, de centaines, voire de milliers de personnes qui portent chacune leur rêves en elles. Ces rêves sont bien là, soigneusement réprimés, mais bien présents. Et ils influencent bien plus nos comportements que les ambitions d’avancement ou d’augmentation de salaire. On m’a récemment montré les cartes de visite d’une petite entreprise. Au recto figure le nom de l’entreprise, le nom du collaborateur, etc. Classique, très chic. Mais au dos de la carte se trouve quelque chose de remarquable. Chaque collaborateur y a inscrit quatre mots qui décrivent ce qui le passionne. Kung fu, Alfa Roméo, Ukraine, etc…Chaque carte de visite donnée à un interlocuteur suscite une question, lance une conversation, qui parle de rêve et d’ambition. Une conversation vraie, facile à mener et agréable. Personne n’oublie ces cartes, ni les visages derrière ses cartes.

Bon, voilà quelques premières idées en vrac et sans vraiment de logique d’ensemble. J’ai repris ici mes notes personnelles. Si vous voulez les retrouver avec plus de structure, vous savez où les trouver. Et puis l’auteur en propose beaucoup d’autres pour oser viser le meilleur niveau possible de performance économique tout en prônant le bonheur au travail, le respect et l’authenticité. Tout un (beau) programme !

Brûle ta cravate et danse : Révolutionnez votre carrière, réinventez votre job,

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3 Commentaires pour : “Ma dernière bonne lecture « Brûle ta cravate et danse » de Leen Zevenbergen”

  1. Struyve Laurenr Mardi 12 avril 2011 #

    Salut Nico
    A force de nous faire lire et partager tes analyses de bouquin il serait interessant à terme de les proposer à la vente sur ton blog.
    Embrasse ta dulcinée
    A bientôt
    Laurent

  2. Pierre Mardi 12 avril 2011 #

    Merci Nicolas pour ce partage, cela me donne envie de lire ce livre. ;)

    Je me rend compte qu’il y a encore beaucoup à faire pour que les mentalités évoluent vers « plus de rêves au travail ». ;)

    Bonne continuation,
    Pierre

  3. Nicolas CARON Mardi 12 avril 2011 #

    You’re welcome!

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