Ma dernière bonne lecture : « Manager la génération Y avec les neurosciences »

Encore un livre que j’ai beaucoup aimé.

Mais attention, c’est un livre dense qui va au delà de son titre.


Manager la génération Y avec les neurosciences

 

C’est un livre qui fait le lien entre les neurosciences (en faisant le point sur nos comportements limbiques et/ou préfrontaux), les vertus du management émotionnel (vis à vis des « Y » mais pas seulement) et les conséquences financières d’un management adapté aux attentes du Capital Humain…

Les auteurs ont eu la bonne idée de résumer le cheminement de leur démonstration à la fin de l’ouvrage. Évidemment, chaque point de ce cheminement fait l’objet de larges développement dans les chapitres concernés.

Voilà ce résumé des idées clés :

1. La création de valeur repose en premier lieu sur des facteurs immatériels

2. Tout le capital immatériel est créé par un actif et un seul : le capital humain

3. Pour obtenir le meilleur du capital humain, il faut créer les conditions de sa compétence, de sa motivation, de son savoir-être individuel et collectif, de sa cohérence, de sa cohésion. Or atteindre cet objectif sont nettement plus difficiles avec les salariés appartenant à la génération Y.

4. Ceci impose de travailler sur des bases fondamentales du comportement humain et pour l’essentiel, sur les fonctionnements:

- limbique (habitudes et émotions) ;

- préfrontaux (intelligence, sagesse).

5. Un management émotionnel et une science biologique de l’organisation découlent de ces réflexions. Ils conduisent à réinventer l’entreprise pour rendre son capital humain (de plus en plus composée de salariés Y) plus performant. Il donne également naissance à des modes de fonctionnement plus adapté aux évolutions du monde qui nous entoure. C’est normal, les Y en sont aussi le reflet.

6.Tout cela représente de fortes évolutions managériales, dont  certaines sont à la limite de la rupture :

- Prendre en compte les émotions dans l’entreprise ;

- donner du sens, aider les gens à progresser,

- voire se dépasser, détayloriser l’entreprise ;

- créer de petites unités autonomes ;

-développer le sens des responsabilités et de prise de risques ;

7. Tout au long de ce cheminement, il apparaît que la performance du capital humain passe par son « élévation » : la capacité de créer de la richesse augmente à mesure que le capital humain devient moins limbique et plus préfrontal.

8. Ainsi, partant de mobiles purement économiques, le management devient-il une discipline qui fait progresser l’Homme vers plus de sagesse, plus d’éthique et d’humanité, moins de réactions automatiques et émotionnelles. Et, oserons-nous le dire : vers plus d’amour.

9. La personne morale qu’est  l’entreprise, mue en premier lieu par ces actionnaires puis par ses dirigeants, n’a aucune chance de parvenir à atteindre ses objectifs si elle ne se montre pas elle-même exemplaire, c’est-à-dire éthique. Dès lors, notre vision du management qui intègre une gestion des émotions et les automatismes pour atteindre plus de sagesse, de sérénité, de bonheur mais aussi de performance économique impose la mise en œuvre d’une politique de développement durable :

- car le salarié devenu plus sage, plus pré frontal, un peu moins centré sur sa peur de manquer, vit un véritable conflit intérieur en voyant son entreprise polluer l’environnement manquer de respect à une de ses parties prenantes (ses salariés, ses fournisseurs ou ses riverains, par exemple). Dès lors, il tend à s’en éloigner (démission, désengagement) ;

- ou alors, s’il voit ces patrons ou ces actionnaires se comporter de manière contraire à leur propre discours, n’est-il pas lui-même tenté par la voie de la facilité : laisser libre cours à son fonctionnement limbique ? Quelle situation à la fois triste et comique que de voir des dirigeants attendre de la part de leurs employés des comportements vertueux qu’ils jugent facultatifs pour eux !

 

Manager la génération Y avec les neurosciences

 

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2 Commentaires pour : “Ma dernière bonne lecture : « Manager la génération Y avec les neurosciences »”

  1. NGOM VALERIE Dimanche 18 septembre 2011 #

    Vraiment très instructif.
    j’ai du coup très envie de le lire … pas cool, j’en ai déjà au moins 3 en retard ;) ))

  2. Eric ROLLAND Lundi 19 septembre 2011 #

    Excellent, merci pour ce partage et cette synthèse.
    Je me met à rever que sous l’impulsion de la génération Y, l’entreprise pourrait devenir plus humaine et plus vivable pour tout le monde, et permettre à chacun de se reveler pleinement.

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