Factfulness

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Les réseaux sociaux nous abreuvent de fake news.

Il en est de même de nombreux débats télévisés ou la vérité est fréquemment laissée de côté lorsqu’elle ne sert pas l’idéologie de l’orateur.

Et nous-mêmes, nous nous leurrons quotidiennement, même sur des sujets que nous croyons maîtriser, parce que nous tombons encore et encore dans les mêmes biais cognitifs :

  • Recherche systématique d’un coupable à tout phénomène
  • Résumé des problèmes en stérile opposition binaire
  • Confusion entre peur et danger
  • Attraction aveuglante des gros chiffres
  • Goût insatiable pour la dramatisation.

Comme le dit Dominique Seux dans la préface : dès que l’on prend de la hauteur et que l’on regarde le temps long, beaucoup de choses vont mieux dans le monde. Journaliste depuis trente ans, je reconnais que les médias pris dans leur ensemble ne délivrent pas suffisamment cette information. Nous avons le regard concentré sur l’immédiat et ce qui va mal, pas assez sur le long terme et ce qui progresse.

 

Hans Rosling, aujourd’hui disparu, nous a laissé un ouvrage absolument remarquable pour renforcer « factuellement » les convictions de ceux qui pensent que tout ne va pas aussi mal qu’on le dit…

Au début du livre, vous trouverez un test à faire. Vous verrez que vos résultats seront sans doute les mêmes que les grands dirigeants et gouvernants qui ont fait ce test… Ce qui justifie d’autant plus cette lecture…

Voici quelques passages que j’ai “surlignés”…

Les gens ont une vision du monde catastrophiquement fausse.

Notre cerveau évite de trop penser et se hâte de conclure, parce que c’est ce qui lui a permis d’éviter les dangers immédiats. Nous aimons les rumeurs et les histoires dramatiques, parce que c’était jadis l’unique source de nouvelles et d’information utiles. Nous adorons le sucre et le gras, parce que c’étaient des sources d’énergie vitales quand la nourriture était plus rare. Nombre de nos instincts étaient utiles il y a des milliers d’années. Mais nous vivons aujourd’hui dans un monde très différent.

Les êtres humains ont un très fort instinct dramatique, qui les pousse vers une pensée binaire.

On adore dichotomiser. Bien contre mal. Héros contre méchants. Mon pays contre le reste. Diviser le monde en deux camps distincts est simple, intuitif, et aussi dramatique, parce que cela implique un conflit, et nous le faisons donc sans y penser, tout le temps.

Quand les choses vont mieux, souvent, on n’en entend pas parler. Cela nous donne une impression systématiquement négative du monde qui nous entoure, ce qui est très stressant.

De tous nos instincts dramatiques, il semble que ce soit l’instinct de la peur qui influence le plus la façon dont l’information est sélectionnée par les médias. Les peurs qui jadis permirent à nos ancêtres de survivre permettent aujourd’hui aux journalistes d’avoir un emploi.

Effrayant et  dangereux sont deux choses différentes.

Quand quelque chose est effrayant, il y a un risque perçu. Quand quelque chose est dangereux, il y a un risque réel. Accorder trop d’attention à ce qui effraie plutôt qu’à ce qui est dangereux – c’est-à-dire, accorder trop d’attention à la peur – mobilise fatalement notre énergie dans la mauvaise direction.

Ne laissez jamais parler des chiffres isolés. Jamais.

Pour éviter les erreurs d’évaluation, la première chose à faire est d’éviter les chiffres isolés. N’allez jamais croire qu’un chiffre isolé peut avoir du sens. Si on vous offre un seul chiffre, demandez-en toujours au moins un autre. Quelque chose à quoi on puisse le comparer.

Nous devons trouver des façons de mettre à jour les connaissances des adultes.

Dans l’industrie automobile, quand une erreur est découverte, on rappelle la voiture. Vous recevez une lettre du fabricant qui vous dit : « Nous souhaiterions rappeler votre véhicule et remplacer les freins. » Quand les faits sur le monde qui vous ont été enseignés à l’école et à l’université sont périmés, vous devriez également recevoir une lettre : « Désolé, ce que nous vous avons enseigné n’est plus vrai. Veuillez nous retourner votre cerveau pour une mise à jour gratuite. »

C’est à nous d’apprendre à être attentif aux faits.

Présenter le monde tel qu’il est n’est pas le rôle des journalistes, ni le but des militants ou des politiciens. Ils seront toujours en compétition les uns avec les autres pour capter notre attention avec des histoires haletantes et des récits dramatiques. Ils se concentreront toujours sur l’inhabituel plutôt que sur le commun, sur le nouveau ou le temporaire, plutôt que sur les processus lents et graduels. C’est à nous, consommateurs d’actualités, d’apprendre à être attentifs aux faits, et de prendre conscience que, pour comprendre le monde, les nouvelles ne sont pas très utiles.

 

Voilà, j’en reste là.

Je vous incite vraiment à lire ce livre, voire à le faire lire à vos enfants…

C’est un excellent antidote à l’orgie de fake news dont nous sommes abreuvés quotidiennement.

Bonne lecture !

 

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Nicolas Caron

Nicolas Caron

© Lève-toi et vends !

 

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