Apprendre ne suffit pas !

Apprendre ne suffit pas

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Cet article m’a été inspiré par un message récent sur LinkedIn. 

Cette personne me contacte pour me faire un retour positif sur un de mes livres. Rien ne me fait plus plaisir. Donc j’en suis très heureux. 

Mais ce qui m’a frappé le plus, au-delà de la gentillesse de ce retour, c’est que son auteur l’accompagnait d’une photo des notes prises pendant la lecture. Des pages noircies de notes. Et ça c’est vraiment top, parce que c’est le meilleur moyen de transformer une lecture agréable en lecture utile

La lecture a cela de commun avec les formations, que ce n’est pas tant ce que nous y apprenons qui compte, mais ce que nous allons transposer et utiliser dans notre quotidien.

Ceci paraît évident et pourtant je ne connais pas tant de personnes qui s’efforcent de faire des synthèses personnelles, adaptées, prêtes à l’emploi de leurs derniers apprentissages. J’en connais encore moins qui prennent le temps de programmer avec minutie la façon dont ils vont mettre en œuvre les acquis de leur dernière formation. C’est pourtant là que tout se joue.

Ce n’est pas savoir qui compte, c’est faire !

Voici quelques idées pour transposer et profiter des fruits d’une formation ou d’une bonne lecture : 

1- Faire une synthèse efficace

Le domaine des softs skills n’est pas binaire. Entre le vrai et le faux, il y a de nombreuses nuances. Les formations ou les livres sont tous connotés et orientés par les convictions et les expériences de leurs auteurs. Même dans les cas où elles sont excellentes, il n’en reste pas moins qu’elles ne sont pas universelles. Il est nécessaire de se les approprier, de les adapter, de les transposer pour les rendre le plus efficaces possible sur son propre terrain de jeu et dans le respect de sa propre personnalité.

La première chose à faire est donc de synthétiser les apports sans les respecter à la lettre. À chacun de trouver la meilleure structure et les meilleurs exemples de transposition. Bien sûr, ça prend un peu de temps, mais qui a dit que le progrès venait sans effort ? 

À chacun de trouver comment et où noter les messages clés, les pistes à suivre pour progresser. Personnellement, je fais des cartes mentales. Voici par exemple ma synthèse d’une formation que j’avais suivie il y a quelques années. L’image est très petite parce que mes notes sont personnelles, mais vous voyez l’idée. L’intérêt est que sur une seule page, toute la formation est résumée. Et quand je veux la réviser, il me suffit de quelques minutes pour tout revoir. 

2- Avancer step by step

Une lecture, tout comme une formation de plusieurs jours peut apporter de très nombreuses idées. Attention à ne pas tout vouloir mettre en œuvre en même temps. C’est tentant, mais inefficace. 

Je me souviens de mes débuts au golf. À l’époque, ma femme était 2 de handicap. J’avais donc la chance de pouvoir bénéficier d’une coach personnelle… J’en ai bien profité. Un jour, après 2 ou 3 ans de pratique, alors que nous étions au practice, elle me donne un conseil particulier et d’un seul coup ma frappe de balle est bien meilleure. Je me tourne vers elle et je lui dis : Mais, pourquoi tu ne me l’avais jamais dit… Elle me répond alors du tac o tac : Parce que tu n’étais pas prêt… 

Que ce soit au golf ou dans tous les autres registres, il est important de distinguer les fondamentaux, des expertises. Ce qui est écrit dans un livre peut être immédiatement accessible ou alors nécessiter l’acquisition préalable d’autres compétences. Par exemple, si un vendeur décide de se former à la négociation de haut niveau, c’est une excellente idée. Mais avant cela, maîtrise-t-il déjà les fondamentaux des techniques de vente. Beaucoup répondent oui sans vraiment connaître à quel point le champ des « fondamentaux » peut-être large. 

Le domaine des soft skills commerciales est très vaste. Beaucoup plus vaste qu’on ne l’imagine. Chaque grande famille de compétence peut elle-même se décomposer en sous-compétences qui méritent du travail pour en acquérir la maîtrise parfaite. 

Moralité, la meilleure décision à prendre pour transposer un récent apprentissage est de planifier une montée en puissance progressive. Choisir un point en particulier, le découper en tranches fines et s’efforcer de les mettre en œuvre progressivement.  D’abord la première sous-compétence, puis la première complétée par la deuxième, et ainsi de suite. Prenons un exemple. Imaginons que ma dernière lecture porte sur l’art du questionnement.

Quelles pourraient être les « tranches fines » :

  • Maîtriser les techniques de questionnement
  • Maîtriser l’art de l’écoute active
  • Savoir distinguer les besoins exprimés des véritables enjeux
  • Savoir recenser les informations clés à la construction d’une offre efficace
  • Savoir sonder les offres concurrentes
  • Savoir argumenter grâce à ses seules questions
  • Savoir valider les chances de succès d’une propale 
  • Etc. (liste non exhaustive)

Chacune de ces « tranches » peut nécessiter du travail avant de prétendre les maîtriser complètement. Ce n’est pas si difficile que ça dès lors que le temps d’apprentissage et d’intégration nécessaire avant de passer au suivant est préservé. Progrès rime plus avec régularité qu’avec précipitation.

3- Faire fondre le glaçon

Dans son ouvrage, Atomic Habits, James Clear utilise l’excellente métaphore du glaçon. 

Imaginez que vous soyez dans une pièce où il fait -3°. Vous voyez votre souffle à chaque respiration.

Vous posez un glaçon sur votre table et vous l’observez. Rien ne se passe.

La température remonte progressivement.

-2° : rien ne se passe.

-1° : toujours rien

  :  ça y est, le glaçon commence à fondre.

Un seul degré de différence provoque un changement énorme.

Ce degré de différence c’est toute la différence entre la persistance dans la mise en œuvre d’une nouvelle pratique et son abandon rapide par impatience. C’est toute la différence entre le progrès et le statu quo. 

Que ce soit dans le domaine du sport ou dans celui des soft skills, lorsque nous nous lançons dans une nouvelle pratique, nous espérons tous que les résultats vont être rapides et linéaires. Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Les bénéfices ne vont venir qu’après avoir franchi un seuil de travail et d’intégration minimum. Changer de grip au golf ou au tennis ne donne pas de résultats immédiats. Ou plutôt si, des résultats négatifs… Quel que soit le domaine, il faut accepter de régresser pour progresser. Régresser parce que changer ses pratiques passe par la remise en cause des anciennes ce qui nous oblige à contrecarrer ce que nous considérons comme « naturel » pour le remplacer par ce qui est nouveau. Ce « frottement » n’est pas toujours très facile ni agréable, mais c’est la clé du progrès. 

Le progrès est la capacité à rebondir positivement après un premier échec dans la mise en œuvre d’une nouvelle technique.

Pete Sampras

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui… 

À vous de jouer ! 

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Nicolas Caron

Nicolas Caron

© Lève-toi et vends !

 

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4 réflexions sur “Apprendre ne suffit pas !”

  1. Changer de grip de golf … Je suis en plein dedans, effectivement ça n’a rien de facile ! 🙂 Et super image du glaçon qui fond, surtout pour une montée en compétence sur de la vente 🙂

  2. Nicolas Caron

    Ouh la la !….
    Changer de grip est un sacré challenge ! Les gens ne se rendent pas compte…. ;-))

  3. Le changement de grip est effectivement hard et demande beaucoup de travail. J’en sais quelque chose. Tout comme ma technique à la guitare, j’ai changé ma main droite, assez compliqué !

    Je suis du genre lecteur. Gros lecteur. Je lis tout, j’appends beaucoup mais la mise en pratique est souvent oubliée. Je dois prendre le temps d’appliquer. Je me dis que je ferai tout d’un coup mais in fine pas grand chose. Donc oui, arrêtons de lire et pratiquons ! Merci pour cet article.

  4. Nicolas Caron

    Merci Nicolas. L’un n’empêche pas l’autre. Lire ET mettre en oeuvre, tester, se planter, recommencer, réussir, lire à nouveau, etc…
    Le chemin est long mais excitant !

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