Ma dernière bonne lecture : « L’éveil des sens » de Jon Kabat-Zinn

 

Alors là, on change de style

Il y a longtemps que le sujet de la méditation m’intriguait, mais ignare comme je suis, je ne voyais pas vraiment ce que désignait précisément ce terme de méditation.

Après quelques recherches sur internet j’ai cru comprendre que Jon Kabat-Zinn est réputé sur le sujet. Et quand on  lit son CV, on se dit qu’il ne doit pas dire que des bêtises… (Docteur en biologie moléculaire au MIT)

Donc je me suis lancé dans la lecture de cet ouvrage.

L’éveil des sens – Vivre l’instant présent grâce à la pleine conscience

 

Résultat ? Aujourd’hui je connais les pistes pour éviter de faire régulièrement le contraire de la claire conscience… Mais à vous de voir si le message vous touchera également.

Comme d’habitude, j’ai recensé un certain nombre d’idées clés qui m’ont parues  intéressantes, surprenantes pour le néophyte, intrigantes… Bref des idées à méditer que je vous livre avec plaisir.

 

Quelques idées et concepts clés  parmi d’autres.

Notre esprit peut être notre meilleur ami comme notre pire ennemi. Nous déployons beaucoup d’efforts pour améliorer les conditions extérieures de notre existence, mais en fin de compte c’est toujours notre esprit qui fait l’expérience du monde et le traduit sous forme de bien être ou de souffrance.

Notre absorption dans le futur et le passé est devenue telle que, la plupart du temps, nous n’avons aucune conscience du moment présent.

La méditation est une façon d’être, non une technique. Méditation et relaxation ne sont pas synonymes. La méditation est une façon d’être adaptée aux circonstances dans lesquelles on se trouve, à n’importe quel moment. Si nous sommes la proie des préoccupations de notre esprit, nous ne pourrons être présents d’une manière adaptée. Tout ce que nous dirons, ferons, penserons, sera accompagné d’une intention quelconque, même si nous l’ignorons. C’est le non attachement, et donc la claire perception, ainsi que la volonté d’agir de manière adaptée aux circonstances, quelles qu’elles soient, qui constituent cette façon d’être que nous appelons méditation.

La méditation n’est pas une manipulation intérieure volontaire qui reviendrait à actionner un levier dans son cerveau qui supprimerait pensées et soucis… Ceci est une légende colportée par les médias. En fait, ce n’est pas la teneur de l’expérience qui importe. Ce qui importe c’est notre capacité à être conscient de cette teneur, et même plus, des facteurs qui conduisent à son déploiement et de la façon dont ces facteurs nous libèrent ou nous emprisonnent, moment après moment, années après années.

Colère, peur, terreur, tristesse, ressentiment, impatience, enthousiasme, plaisir, confusion, dégout, mépris, envie, rage, désir, et même ennui,  doute et torpeur – en fait tout état mental et corporel – sont l’occasion de mieux se connaître si l’on est capable de s’arrêter, de regarder et d’écouter, en d’autres termes, de renouer avec ses sens et d’être intime avec ce qui se présente à la conscience à tout moment.

Une des raisons pour lesquelles nous pourrions vouloir pratiquer la pleine conscience est que nous pratiquons involontairement son contraire la plupart du temps.  Chaque fois que nous nous mettons en colère, nous progressons en colère et nous renforçons notre habitude de colère. Chaque fois que nous devenons égocentrique, nous progressons en égocentrisme et en non conscience. Chaque fois que nous sommes anxieux nous progressons en anxiété. La pratique conduit bel et bien à l’excellence ! Sans la conscience de la colère, de l’anxiété ou de tout autre état mental susceptible de nous submerger quand il survient, nous renforçons les réseaux synaptiques du système nerveux à la base de nos comportements conditionnés et de nos habitudes machinales, dont il devient de plus en plus difficile de se séparer.  Chaque fois que nous sommes capables d’identifier un désir comme tel, la colère comme telle, une habitude comme telle, une pensée comme telle, un spasme mental comme tel, nous nous libérons. Rien d’autre n’est nécessaire. Nous n’avons même pas besoin de renoncer au désir ou à tout autre état mental.  Le voir et le connaître suffit.

La pleine conscience peut se résumer aussi par « prêter attention ». Elle peut se concevoir comme une claire conscience de tous les instants, neutre, que l’on cultive en prêtant attention d’une manière particulière, c’est à dire dans l’instant présent, et de manière aussi peu réactive, aussi peu discriminante et aussi sincère que possible.

Quand nous ne sommes pas attentifs, nos pensées dirigent notre vie sans même que nous en soyons conscients. En revanche, quand nous les appréhendons en pleine conscience, nous avons plus de chance de mieux nous connaître nous-mêmes et de voir ce que nous avons en tête, mais également d’étreindre nos pensées différemment, de sorte qu’elles ne dominent plus notre vie.

Nous passons sans cesse d’une chose à une autre à longueur de journée, surtout quand nous ne travaillons pas. Nous lisons le journal, prenons un magazine, zappons d’une chaîne à l’autre, appelons des gens, ouvrons le réfrigérateur, allumons la radio dès que nous montons en voiture, faisons des commissions, parlons sans réfléchir, autant d’activité qui n’ont aucun rapport avec l’instant présent mais qui reflètent simplement les pensées quasi aléatoires qui nous harcèlent en permanence. Toutes ces façons parfaitement normales de passer le temps, et bien d’autres encore peuvent être des moyens de nous détourner de la nécessite d’être pleinement conscient. Si nous choisissons de faire attention à ces pulsions lorsqu’elles surgissent, nous constaterions sans doute que nous sommes de véritables accros du détournement, que nous survolons nos moments, les saturons de toutes sortes d’activités sans jamais nous poser en eux. Nous saturons le temps dont nous disposons tout en nous plaignant ensuite de ne pas l’avoir vu passer. Même en vacances, nous pouvons saturer notre temps. Je l’éclate. Dommage que je ne sois pas là !

Aucune voie ne mène à la paix, la paix est la voie.

L’éveil des sens – Vivre l’instant présent grâce à la pleine conscience

 

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un commentaire pour : “Ma dernière bonne lecture : « L’éveil des sens » de Jon Kabat-Zinn”

  1. joris Vendredi 29 avril 2011 #

    Bonjour!
    En règle générale je recommande la lecture des romans de shan sa.
    Rien de plus apaisant et cultivant !
    Shan, 38 ans, prix goncourt lycéens 2009, a tellement de talent que son rythme de travail transparait dans le style : patience et application.
    Une simple recherche sur internet vous permettra de la découvrir, à l’occasion de la promo de « la cithare nue ».(en sus elle est tré jolie…).
    Chinoise, elle écrit en français, traduite dans 25 langues dont 3 par elle.

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